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Sur la route... |
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Écrit par benji
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18-12-2006 |
Dans le cadre de mon boulot, j'ai un gros projet en pré-production pour un client pété de fric. C'est, certes loin d'être la première fois puisque mes services sont plutot destinés à des client ayant du budget ( et comme vous le savez, no budget : no puppets... ). Mais là, ça dépasse carrément tout ce que j'ai connu. Ce client ayant posé des contraintes de planning très serré pour le repérage des 6 sîtes où aura lieu le spectacle ( en simultané s'il vous plait ), nous avons été contraints et forcés d'utiliser sont jet privé. C'est dur la vie parfois. Alors, outre le luxe à outrance qui vient avec le concept de jet privé, outre le service à la limite de l'excès de la part du personnel de l'avion et des aérodromes, outre le fait de pouvoir changer d'avis quant à sa destination en 5 minutes ( car bien sur, il a fallu qu'on fasse ça pendant une tempête de neige qui sevissait sur tout l'ouest du pays ), Le gros avantage du jet privé est qu'on une bien meilleure vue que dans un vol commercial et je dois avouer que j'ai rarement autant aprécié le survol des Rocheuses.
En détail, Dan et moi avons rejoint Winnipeg par un vol commercial car c'est là-bas que se trouve le jet. Nous avons dormi au Delta ou nous somme maintenant des habitués puisque nous faisons en moyenne 2 à 3 spectacles par an au centre de convention auquel l'hotel est relié. Dpart pour l'aérodrome tôt le matin pour commencer la tournée et là, premier changement de destination pour cause de blizzard. Nous partons donc pour Vancouver. Repérage rapide et et petite bouffe très sympa dans un resto chinois du genre de ceux ou les serveurs viennent à tour de rôle vous remplir un plateau central de petites bouchées à la vapeur qui sont ensuite partagées dans une lutte fratricide. Retour à l'aérodrôme pour s'envoler vers Calgary. Nous aprenons, pendant le vol, que nous devrons dormir sur place puisque la météo est toujours impraticable à Saskatoon. Donc re-repérage à Calgary, diner dans un steak house plutot moyen ( en tout cas, pas du tout à la hauteur de mon dernier passage en Alberta ), pûis nuit à l'hotel ou le spectacle aura lieu. Hotel que nous partageons, visiblement, avec un haut dignitaire asiatique ( je me disais aussi que ça ne pouvait pas être pour nous tous ces loufiats au garde-à-vous à notre arrivée). Le lendemain, nous rejoignons l'aérodrôme par -25°, et nous partons pour Saskatoon ou il fait -40°. Les pilotes nous on fait le plein de café et de donuts dans le mini-bar ; de quoi tenir jusqu'à Paris si il le fallait. Contre toute attente, c'est le repérage de Saskatoon qui nous a donné le plus de fil à retordre. La salle est beaucoup plus grande que nous le pensions, orientés d'une façons qui va nécessiter 2 fois plus de projecteurs que prévu et donc doubler notre budget et les prises de tête pour placer tout ça dans Autocad. Mais c'est pour ça qu'on est là. Saskatoon n'étant pas la ville la plus acceuillante du Canada et la météo étant carrément hostile, Nous optons pour un casse croute dans l'avion plutôt que d"essayer de trouver un resto convenable sur place, d'autant que nous avons encore le repérage de Winnipeg à finaliser. C'est là que les choses deviennent rigolotes. En nous attendant, le moteur gauche de l'avion a gelé. Là, je m'attendai à ce qu'il y ai une solution hautement technologique à ce problème, mais non. Les pilotes sont allés dégoter un petit radiateur électrique et une rallonge de jardin et ont placé le dispositif dans le moteur. Dan n'a bien sur, pas pu résister à la tentation de leur proposer d'utiliser mon sèche-cheveux ( hahaha! ) pour aller plus vite. Nous nous envolons enfin vers Winnipeg pour notre dernier trajet dans la peau d'une rock-star quand, alors que nous amorçons notre descente, les pilotes nous informe que la visibilité vient de s'empirer de façon significative et que, pour la déconne, la balise servant à l'atterissace aux instruments est tombée en rade au même moment, Heureusement, il nous reste suffisament de carburant pour retourner se geler le cul à Sakatoon en attendant. Nous pourrons finallement repartir pour Winnipeg une heure plus tard. Là-bas, le repérage n'est qu'une formalité puisque nous connaissons les liuex comme notre poche et que le spectacle sera la copie conforme de celui que nous avions fait pour les Juno Awards ( sorte de victoires de la musique Canadiennes ). La veéritable préoccupation est donc le choix du resto du soir. Et bien, encore une fois contre toute attente, j'ai découvert, à Winnipeg, le meilleur resto de sushi EVER! Ça s'appelle Wasabi (ok, c'est pas très original pour un resto de sushi ) et, franchement, ça vaut le déplacment rien que pour le spider et sushi au thon épicé (j'ai plus de vesicule bilière alors je fais ce que je veux). Et pour courronner la soirée, en sortant fumer une clope, je me suis fait draguer par une quadra ( génaire, pas plégique ) qui fumait sa clope et appellait chez elle pour dire qu'elle n'allait pas rentrer tout de suite. Elle a ensuite estmé nécéssaire de m'expliquer que son mari n'etait jamais là et que, si je ne voulais pas attendre un taxi, elle pouvait me ramener sans pour autant préciser si c'était chez elle ou à mon hotel. Ben non, désolé chérie, ce sera taxi pour cette fois. La soirée se finira plutôt à boire une bière au bar de l'hotel avec Dan en échangeant des souvenir d'anciens combattants de la scène rock.
Bref, quatres jours tellement surréalistes que ça m'a fait bizzare de rentrer sur un vol commercial.
P.S. : Jérôme, ces événements se déroulaient entre le 26 et le 30 novembre, je n'était donc pas à Paris ;-) |
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