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Écrit par benji
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23-03-2007 |
En ces temps politiquement mouvementés, il me semble d'autant plus primordial de faire appel à sa mémoire de façon systématique plutôt que de faire confiance aux médias pour ce qui est de contextualiser l'information. Chaque fois qu'un journaliste vante le caractère éducatif et pédagogique d'un sport comme le football (soccer pour les nord-américains), je me rappelle de ce qui s'est passé au Heysel, en 1985. Chaque fois que je vois un attentat provoquer des représailles contre un groupe politique ou ethnique, c'est l'incendie du Reichstag et la façon dont le Parti National-Socialiste a su conquérir l'opinion Allemande qui me revient.
Si si, je veux en venir quelque part!
À la fin des années 60, au Québec, le besoin se fait sentir de protéger la culture francophone. Toutes les administrations communiquent en anglais avec les usagers et cette langue est également imposée, pour des raisons géographiques plus qu'évidentes, comme langue des affaires. On peut même parler de l'exemple de Maurice Richard qui à marqué l'histoire du sport national en dénonçant que, quelle que soit la qualité du joueur de hockey, il lui était pratiquement impossible de se faire une place dans la ligue « nationale » si il ne parlait pas anglais (point qui n'a, heureusement, pas été ignoré dans le film qui retrace son histoire). C'est alors qu'on a pu assister à un mouvement comme je les aime : La création de la loi 101, toujours valable et défendue de nos jours. Je vous laisse lire l'article de Wikipedia si vous voulez des informations plus détaillées mais, en résumé, c'est ce texte qui a donné valeur de loi au bilinguisme au Canada tout en protégeant le droit de chacun à continuer de s'exprimer en anglais. Et là, cerise sur le gâteau, c'est également le premier texte de loi (je crois) qui en profite pour réhabiliter le droit des amérindiens à pratiquer leur langue d'origine (le fait que le français soit la langue principale n'est pas applicable dans les réserves des Premières Nations). Je pourrais vous parler pendant des pages et des pages de ce que les européens ont fait à la culture autochtone à grand coup de catholicisme mais ce sera pour une autre fois. Je soulève juste un détail pour vous mettre en appétit : vous avez remarqué que les langues amérindiennes s'écrivent toutes en alphabet latin? Ça donne quand même un aperçu de ce qui a pu disparaître de cette tradition qui était orale jusqu'à ce que nous venions y porter la bonne parole! Bref...
Là ou je veux en venir
J'aimerais quand même que le peuple Québécois se souvienne de la loi 101 et du contexte dans lequel elle a vu le jour, lorsqu'il s'indigne du fait qu'une minorité ethnique issue d'une immigration voulue par le gouvernement, revendique son droit à garder son identité culturelle : lorsque la votre s'est trouvée en danger, vous avez su vous en indigner et vous battre pour la conserver (ce que j'admire), il me semble donc que cela devrait donner des bases très différentes au débat qui anime certaines campagnes électorales sur le problème des prétendus « accommodements raisonnables » et vous faire vous questionner sur ce que sont ces valeurs Québécoises que vous prétendez y défendre. Petit exercice : comparons la loi 101 (1970) avec le code de vie d'Hérouxville (2006). Ça ne vous donne pas l'impression qu'il doit s'être développé, dans ce village de 1338 habitants, une forme d'amnésie congénitale? Ou c'est juste moi?
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