À la demande générale de ceux qui sont bloqués sur ma page d'accueil en s'acharnant sur le bouton "actualiser" (si, il y en a) : un petit jeté de photos de mon trip en chine avec :
Il ne me reste plus qu'a trier/traiter les clichés que j'ai pris en secteur tibétains (et il y a du boulot).
Vous remarquerez peut etre aussi que les commentaires on disparu et ce pour cause de spam et non par volonté de censure (parce que dans le fond vous m'aimez bien donc il n'y a pas trop de torrents d'insultes qui me parviennent par ce chemin)
Comme certains d'entre vous le savent, je suis en Chine pour encire 2 semaines. Les deux premiere semaines de ce periple furent riches en longues marches dans Pekin et dans les montagnes avoisinantes, en cuites a la tsingtao et au Baijo, en jazz manouche, en photos...
Je vous ecris ce post depuis Xi'an ou nous avons fait un arret sur notre chemin vers la zone tibetaine du Sechuan pour voir le site acheologique de l'armee de terre cuite dont je vous parlerai plus longuement plus tard. photos a l'appui.
Entretemps vous devrez vous contenter d'un petit bout du temple du nuage blanc qui, si il n'est pas le plus connu des temple taoiste de Beijing, est certainement le plus authentique et le plus calme.
Je vous ferais donc, peut-etre, un autre petit coucou depuis le tibet mais sinon, vous allez devoir attendre mon retour pour plus de photos et plus de recits (incluant une altercation avec une pute le premier soir)
Il était en train de jouer du flamenco, tout seul sur son banc du carré Saint Louis. Je l'écoutais de loin ; je ne voulais pas le perturber dans inspiration. Il maîtrise le bougre. Il me voit et me fait bonjour de la tête. Il fait beau. J'ai rien à faire pour encore quelques heures et j'ai envie de l'écouter. Alors que je m'approche, une petite brune au prénom de pythie en fait autant attirée par le trémolo caractéristique de la guitare espagnole. La pythie étudie la guitare flamenco et elle entend bien parvenir a toucher du doigt cette étincelle gitane qui anime les doigts de Luis. Pendant ce temps, j'achète le CD que Luis vend, présenté dans son étui.
Il nous explique ce qui fait le flamenco, culturellement, musicalement. Il nous raconte son histoire qui commence au Chili, nous montre une photo de sa grand-mère jouant de la guitare. Il nous parle de l'Espagne ou il n'a jamais été mais qu'il connaît presque mieux que les Espagnols à force de s'en imprégner musicalement. Car, oui, c'est bien ça qui fait le flamenco, bien avant la technique si particulière de la main droite, c'est de comprendre l'Espagne et les gitans. Il nous parle en Espagnol et, même si je ne comprends que les grandes lignes, je me laisse hypnotiser par la mélodie de cette langue que je n'ai pas pratiqué depuis si longtemps. Et puis il y a l'objet qui me fascine. Sa guitare qui a perdu tout son vernis à l'endroit ou ses ongles viennent frapper. Elle a vécu, elle « frise » de partout, mais elle n'a pourtant rien perdu de ces harmoniques qui différencient une guitare flamenco d'une guitare classique, cette résonance plus féminine, moins étouffée
Et il continue à jouer...
Asturias se mêle au vent qui souffle dans les premières feuilles de arbres de ce petit parc ou j'ai passé tant de temps à bouquiner quand je vivais dans une rue voisine. Il est considéré comme un coupe-gorge par les gens qui vivent dans ce quartier bo-bo mais je ne m'y suis jamais senti inquiété. Ses habitants forment une société parallèle qui ne demande rien à personne. Des gens très agréables et qui ne demandent qu'a discuter si on en prend le temps.
Et Luis continue de jouer Et il continue ses histoires en Espagnol
Et je me souviens... Madrid... Barcelone... Roses... Léon... Gwenael et moi, ivres mort à la sortie du Trianon... Fabienne... Elena...
Deux heures et demies sont passées, je dois aller retrouver la criminologue au cinoche.
Mais j'ai quand même eu le temps de prendre quelques clichés dans tout ça.
J'ai connu Manda à la Petite Entreprise, petite salle de concert de ma petite ville quasi-natale de Marly le Roi. Elle chantait, à l'époque aux cotés de Ben dans une formation funk-soul-ragga dont ce dernier a le secret. C'est pas franchement mon truc mais outre le style musical, on sentait déjà qu'elle en voulait. Ce n'est que lorsqu'elle est revenue chanter dans ma console au sein d'un autre groupe que j'ai vraiment craqué. Elle avait posé sa voix et son style dans un groupe qui tenait vraiment la route. De bon musiciens, des arrangements très bien léchés, des textes plus profonds, une vibration électro-rock qui me parle déjà un peu plus et, ne soyons pas faux-cul, elle est bien jolie Amanda... On a enregistré 4 titres avec ce groupe dans ce home studio que j'avais monté petit bout par petit bout dans ce qui me servait de bureau au fond de l'appartement de ma mère. Malgré pas mal de tensions dues à des visions de la production musicales divergentes avec certains membres du groupe, l'expérience fut concluante compte tenu des moyens du bord. Le groupe s'est ensuite séparé. Plus de nouvelles. Un petit Email de la part de Manda, une fois de temps en temps, pour me donner des nouvelles de sa carrière.à et prendre des miennes.
Et là...
La semaine dernière, je reçois un mail de Manda qui annonce à son carnet d'adresse qu'elle est la chanteuse lead sur un morceau du prochain album de Morcheeba. Difficile de vous dire ce que j'ai ressenti en allant écouter la chanson en question sur le Myspace du groupe. Sa voix est là, fidèle à elle-même mais avec ces années d'expérience en plus, la musique lui ressemble et les paroles aussi. Je ne peux pas dire que je suis fier car je ne pense pas raisonnablement pouvoir me vanter d'avoir quelque chose à voir là dedans. Mais il y a toujours en moi une grande satisfaction chaque fois qu'un artiste j'ai croisé et apprécié voit ainsi son travail récompensé. Ça redonnerai presque le moral. Bref, je ne pourrais pas être plus content pour elle que je le suis... Alors encore bravo à toi, Manda et bon courage pour la suite!
Vous auriez pu vous attendre à ce que je soit aussi prompt à critiquer le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle Française que je l'ai été à critiquer l'ADQ. Le fait est que la plupart des choses que j'avais à en dire ont déjà été dites autant chez Clémentine Autain que chez Vanessa ( et bien d'autres...). Mais je ne peux m'empêcher, entre ces deux tours, de faire une synthèse de ce qui me travaille sur le sujet. La critique pure et caricaturale que l'on retrouve beaucoup est bien trop facile à contrer, à détourner, à invalider pour que je m'appuie dessus aujourd'hui même si tout cela traduit bien le sentiment d'un grand nombre de personnes. Je vais donc laisser Sarko ou il est et me pencher sur ce que le résultat du premier tour peut représenter. Que Sarko ait fait ce score me chagrine vraiment mais pas parce que je ne l'aime pas personnellement ; il s'agit bien du fait que pratiquement un tiers de mes concitoyens adhèrent à un tel projet et soient charmés par des méthodes qui ont déjà fait honte à la France par le passé. Je ne veut pas me risquer à prédire ce que sera une France sous Sarkozy mais certains signes précurseurs ne trompent pas sur les objectifs de cette droite durcie. On en est au point ou la Ligue des Droits de l'Homme ressent le besoin d'intervenir par un communiqué nous mettant en garde sur la régression de nos droits et libertés au nom de la sécurité et de la raison d'état. On en est au point ou Amnesty international dénonce l'ingérence de certain gouvernements dans le contenu internet et ce, y compris en France ou le ministere de l'intérieur multiplie les demandes d'informations sur les auteurs de beaucoup de blogs anti-Sarkozy. Je pourrais aussi vous parler des tentatives d'intimidations dont Ferid Keddour a été victime au Thé Troc, sa célèbre librairie-salon de thé, berceau des Freak Brothers. Ce sont carrément des policier en service qui sont venu lui demander d'enlever de sa vitrine toute propagande anti-Sarkozy sous peine de... revenir plus nombreux... Nous avons par la suite appris que cette descente faisait suite à une directive du ministère de l'intérieur concernant le contenu qui pourrai nuire à l'image du ministre-candidat. À ce propos, j'en profite pour vous placer un petit coup de promo pour la sortie prochaine du livre « Tous coupables! » qui fait réponse à la condamnation des auteurs, illustrateurs et éditeurs du livre « Vos papiers! » (plus d'infos sur le site de Zaléa tv et coucou à Soeur Nicolas...).
Tout ça pour dire... Outre le fait de ne pas être d'accord avec le principe selon lequel un peuple peut se gouverner en ne tenant compte que de l'économie de son pays, que le fait que de plus gros bénéfices pour les entreprises profiteront à tous, que l'insécurité, en France, a bien le visage et la couleur que l'on veut vous faire croire et que la solution pour y mettre fin est de se doter de moyens et de lois de plus en plus répressifs, il y a la menace qui pèse sur nos droits et libertés. Le simple fait qu'un organisme tel que la LDH intervienne dans la campagne électorale devrait tirer la sonnette d'alarme. On peut, bien sur, choisir de considérer cela comme négligeable : ça s'appelle du déni.
Vous pouvez poser la question à bien des citoyens américains, il suffit d'accepter un seul patriot act pour ne plus pouvoir revenir en arrière...
Alors, avant d'aller voter dimanche, pourquoi ne pas prendre le temps de lire « 1984 » de George Orwell, ou bien « La poursuite du bonheur » de Douglas Kennedy, ou encore « V pour Vendetta » pour ceux qui préfèrent la BD. On ne peut plus vraiment traiter les gens comme moi d'alarmistes. Éteignez les télécrans, et votez ce que vous pouvez.
La tension augmente entre la population féline et les humains de mon appartement. Plusieurs manifestations de chats ont eu lieu sur mon bureau motivées par des revendications concernant l'allocation whiskas, le chômage et le manque de considération envers les immigrés félins en général. En parallèle, on a pu assister à des actes de vandalisme sur les stocks de croquettes dans le quartier de la cuisine au cours desquels, les casseurs ont refusé de tenir compte des mises en garde des forces de l'ordre qui ont du recourir à l'utilisation de vaporisateurs d'eau pour disperser la foule. Il est vrai que l'absence de souris à chasser dans mon appartement ( seulement une souris attrapée en 7 jours ) met les travailleurs félins dans une situation de chômage technique qui oblige à songer à une reconversion de ces derniers. Malheureusement, les chats ne manifestent que peu d'intérêt pour les emplois qui leurs sont proposé dans mon appartement ce qui n'est pas pour leur attirer la sympathie du reste de la population qui exerce dans le secteur des taches ménagère dont la charge de travail s'est vue augmentée considérablement depuis l'arrivée des félin sur le territoire. Le sentiment de ségrégation grandi dans la population féline et la colère monte... Les représentants des chats ont vivement condamné un discours du président de la république lors du salon de la glande qui a eu lieu sur le canapé : « Vous prenez un humain qui vit dans l'appartement et qui travaille dur (hum) pour gagner de quoi se faire des makis. Ce travailleur, il voit les chats semer leurs poils dans l'appartement et parader à longueur de journée tout en touchant deux bols de whiskas par jour, naturellement sans travailler. Et bien vous rajoutez à cela le bruit et l'odeur, et le travailleur humain, il devient fou! Et il faut le comprendre! ». Ces événements font suite au vote de la loi durcissant les conditions de l'immigration féline sur le territoire ainsi que celle prévoyant l'expulsion des étrangers dès leur première condamnation par la cour de l'appartement. Dans le contexte de l'application de cette nouvelle loi, Daphnée, un chat à poil longs, a été reconduite dans son appartement d'origine dont le gouvernement est revenu de Cuba (pas tellement bronzé d'ailleurs, le gouvernement...)
Le premier bilan d'intégration de la population féline dans mon appartement est très positif. La population humaine de mon appartement et charmée par les us et coutumes si exotiques des chats tels que le foutage de bordel toute la nuit qui est, somme toute, une occasion de plus pour célébrer cette nouvelle fraternité. De plus, de façon à favoriser l'intégration féline, le gouvernement de mon appartement a mis en place plusieurs mesures. Les chats étant habitués à chasser leur nourriture et une telle pratique n'étant pas possible pour des raisons évidentes dans une société telle que mon appartement, le gouvernement a voté une allocation whiskas pour tous les chats arrivant sur le territoire. Les habitudes sanitaires des chats étant bien plus spartiates que celles des humains, les service d'hygiènes ont mis à disposition de la population félines des bacs à sables de façon à circonscrire les éventuels désagréments pour les bipèdes qui se déplacent souvent pieds nus dans mon appartement. Ceci est une mesure transitoire en attendant que les chats soient familier avec l'usage de la chasse d'eau. Tout ceci s'ajoute aux cours de langage humain obligatoires et gratuits qui sont également une très bonne occasion pour exposer aux félins les principes du Benjisme, religion dominante de mon appartement (dont je suis le dieu je vous le rappelle). Il nous semble, en effet qu'il serait profitable aux chats d'adopter le Benjisme car, même si les principes fondamentaux de leur religion visiblement polythéiste demeurent assez obscures pour nous, il nous a été possible de déterminer qu'elle consistait, dans la pratique, à manifester sa joie de vivre par des rites tribaux tels que grimper aux rideau courir après des proie imaginaires ( la nuit toujours) ou encore, engager des combats à mort contre mes pieds. Un ressortissant félin a même été appréhendé alors qu'il se faisait les griffes sur un sofa de la région du salon. Il est évident que de telles pratiques risquent, à long terme, de nuire à l'intégration des chats dans notre communauté. Toutes ces mesures sauront être, sans aucun doute, un message de solidarité très fort pour la population féline. Vive la république, Vive mon appartement.